Partager l'article ! L2 Exercices de syntaxe 1 Part 2: DEVANT 3. Les enfants marchaientdevant. 8. Il s'est arrêtédevant la ...
Et c'est pas demain la veille qu'elle va s'arrêter ...
DEVANT
3. Les enfants marchaientdevant.
8. Il s'est arrêtédevant la porte du garage.
1) Application du critère morphologique.
Dans les énoncés 3. et 8.devantest invariable (cf.Un enfant marchait devant. // Ils se sont arrêtés devant les portes de garages.).
2) Application du critère distributionnel.
· Du point de vue syntagmatique :
En
3.devantpeut occuper une place à l’initiale, la finale ou en milieu d’énoncé. (Par exemple :Les enfants, devant, marchaient).
Par contre, en 8. il y a un rapport de dépendance entre l’unité étudiée et lesyntagme la porte du garage, de plusdevant ne peut être que antéposé au syntagme. (cf.* Il s’est arrêté la porte du garage ou encore * devant il s’est arrêté la porte du garage…).
· Du point de vue paradigmatique :
En 3, devant peut commuter uniquement avec la classe syntaxique des adverbes :Les enfants marchaient [derrière, calmement, prudemment], tandis qu’en 8.devantpeut être remplacé par des prépositions héritées du latin ou des locutions prépositives :Il s’est arrêté [en face de / à / près de] la porte du garage.
àOn conclut que dans les énoncés 3. et 8. l’unité lexicale devant n’appartient pas à la même classe syntaxique. En 3. elleest adverbe,alors qu’en 8. c’est unepréposition.
DIABLE
6. Queldiable, ce petit!
9.Diable, est-ce que tu vas manger tout ça?
1) Application du critère morphologique.
Tout d’abord, en 6.diablevarie en genre et en nombre, en témoigne la phrase mise au pluriel :Quels diables, ces petits !Ce n’est pas le cas en 9. oùDiable !est une forme figée invariable.
2) Application du critère distributionnel.
· Du point de vue syntagmatique :
- En 6, diable est précédé d’un article (déterminant exclamatif) tous les articles commutent entre eux devant un nom, et le font varier en genre et en nombre. (cf. [Un/Le] diable, ce petit!). On ne peut ni supprimerdiable, ni l’article qui le précède, il y a donc une forte dépendance entre ces deux unités.
- Par contre, Diable ! peut soit constituer un énoncé à lui seul, soit s’insérer dans une phrase. Il est suivit d’un point d’exclamation.
· Du point de vue paradigmatique :
- On peut substituer à diable de nombreux substantif en 6. , tel Quel [nigaud/vaurien/ monstre/amour/ange/prétentieux], ce petit !
àAinsi, d’après les différentes procédures linguistiques (commutation, effacement), on conclut que diablene répond pas aux mêmes critères morphologiques et distributionnels en 6. et 9. Ils n’appartiennent donc pas à la même classe syntaxique : alors que dans le premier cas il appartient à laclasse ouverte des noms, dans le deuxième cas il est utilisé commeinterjection.
BIEN
4. Ce seraitbien si tu venais.
4(i) Ce serait {correct / gentil / aimable} si tu venais
4(ii) * Ce serait {correctement / gentiment / aimablement} si tu venais
4(iii) * Ce serait si tu venais bien
11. Il parlebien.
11(i) * Il parle {correct / gentil / aimable}
11(ii) Il parle {correctement / aimablement}
11 (iii) Il parle.
13. C'est une fillebien.
13(i). C’est une fille {gentille / aimable / correcte}
13(ii). * C’est une fille {gentiment / correctement}
13(iii) C’est un garçon {gentil / bien / correct}
1) Application du critère morphologique.
En 4. et en 11biensont invariables, ils dépendent du syntagme verbal dont le verbeêtre(en 4) etparler (en 11) sont la tête. Par contre, le même élément de forme s’accorde en 13(iii)
2) Application du critère distributionnel
· Du point de vue syntagmatique
- Dans aucune des trois phrases l’élément ne peut être déplacé mettant en évidence sa dépendance avec le syntagme verbal en 12 et 11, et avec le syntagme nominal en 13.
- En 12,bien peut être déplacé mais il change modifie alors son aire d’influence : sur toute la phrase, ou sur le syntagme verbal uniquement.
· Du point de vue paradigmatique.
- C’est ici que se différencient les éléments : en 4. et 13bienpeut commuter avec des adjectifs et non des adverbes (typiques en –ment) ; en 12 c’est l’opposé.
àOn en conclut qu’en 12bien est unadverbe, et qu’en 4 et 13 c’est unadjectif.Leur comportement morphologique n’est pas similaire puisque le premier est adjectif attribut tandis que le second est épithète.
QUELQUES
17. Lesquelquespersonnes qui étaient intéressées sont venues.
(i) Les nombreux enfants qui étaient intéressés sont venus. (Varie en genre+nombre)
(ii) Les personnes qui étaient intéressées sont venues (substitution zéro positive)
(iii) Les {nombreuses / différentes / aimables} personnes qui étaient intéressées sont venues (substitution avec des adjectifs positive).
(iv) *Les personnes quelques qui étaient intéressées sont venues.
18.Quelquespersonnes sont venues.
(i) Certains enfants sont venus. // L’unique personne est venue ? (varie en genre+nombre)
(ii) * Personnes sont venues. (Substitution zéro négative)
(iii) {Les / des / certaines} personnes sont venues (substitution par un article déterminant positive)
(iv) * Personnes quelques sont venues.
1) Application du critère morphologique.
Les deux occurrences dequelquesvarient en nombre.
2) Application du critère distributionnel
· Du point de vue syntagmatique
En 17.quelquesne peut être déplacé : il est nécessairement entre l’article et le nom dont il est fort dépendant, il est précédé d’un déterminant et précède un nom. En 18, quelques est fortement lié au nom ‘personnes’ qu’il précède. Tous deux varient morphologiquement (genre + nombre) en fonction du nom qu’ils déterminent.
· Du point de vue paradigmatique.
En 17 l’occurrence peut être supprimée à l’opposé de l’occurrence en 18. Enfin, alors qu’en 17 l’occurrence peut commuter avec des adjectifs, en 18 elle ne commute qu’avec des déterminants.
àCes dernières observations confirme notre hypothèse : en 17quelquesestun adjectifalors que c’est unarticleen 18.
AUCUN
19. Question argent, il n'aaucunproblème.
(i)* Question argent, il n’a problème
(ii) Question argent, il n’a{pas de/un}problème
(iii) Question argent il a un problème.
(iv) Question argent, il n’a aucune faveur.
20.Aucun n'est venu.
(i) * n’est venu
(ii) {Personne / Nul / Pas un} n’est venu.
(ii) * n’est venu aucun.
(iv) Aucune n’est venu.
1) Application du critère morphologique.
Les deux occurrences de aucun varient en genre (19 et 20 (iv)) mais pas en nombre.
2) Application du critère distributionnel
· Du point de vue syntagmatique
Aucune des occurrences ne peut être déplacée ou supprimée (19 (i) et 20 (i) et (ii)).
En 19aucun est postposé au verbe tandis qu’en 20 l’élément est préposé au verbe.
· Du point de vue paradigmatique.
En 19,aucuncommute avec la particule négative pas + un déterminant. En 20 (ii)aucun commute avec des déterminants négatifs.
àConclusion : les deux occurrences deaucunen 19 et 20 sont bien des déterminants négatifs. Ils assument la quantification nulle du GN qu’ils déterminent. Si ce n’est pas la même chose de direAucun n’est venuetIls ne sont pas venus(phrase générique), c’est que chacun assument un rôle spécifique dans la structure d’ensemble de la phrase négative.
FORME UNIQUE :
15. Il ne veutrien.
(i) Elles ne veulent rien.
(ii) Il ne veut pas.
(iii) Il ne veut rien du tout.
1) Application du critère morphologique.
Rienest invariable
2) Application du critère distributionnel
· Du point de vue syntagmatique
Rienest postposé au verbe.
· Du point de vue paradigmatique.
Il commute avec d’autres particules négatives (pas)
* D’un point de vue sémantique il désigne une quantité nulle.
RECAPITULATION
NOMS
1. manger
6. diable
7. timide timide
10. tout
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DETERMINANT
2. tous (pré déterminant)
5. tout (indéfini quantifieur)
18. quelques
19. aucun
20. aucun
ADVERBES
2. tout
3. devant
12. bien
VERBES
17. manger
2. Exercices sur les fonctions syntaxiques
1. Compléments vs modifieurs
Dans un premier temps, il s’agit de déterminer si les unités entre crochets remplissent une fonction essentielle (un complément) ou facultative (un modifieur) à l’intérieur de la phrase. Pour ce faire, chaque phraseaété soumise aux mêmes tests : L’effacement (sans effet contextuel), le déplacement, l’insertion de…et ce..., la pronominalisation par un pronom personnel de la troisième personne (le/la/les/lui/leur).
Ainsi lors des tests, si les unités répondent positivement aux tests a-b-c et négativement au test d: ce sont des modifieurs. Dans le cas contraire, ce sont des compléments. Les compléments manifestent leur dépendance avec un élément appartenant à une catégorie lexicale, tandis que les modifieursse rapportent à un groupe ou à un syntagme.
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(i) Gérard fumait [dans la forêt]
a. Gérard fumait.
b. Dans la forêt, Gérard fumait.
c. Gérard fumait et ce dans la forêt.
d. * Gérard la fumait
(iii) Jean-Michel votera [pour le candidat écologiste]
a. Jean-Michel votera
b. Pour le candidat écologiste, Jean-Michel votera.
c. Jean-Michel votera et ce pour le candidat écologiste.
d. * Jean-Michel le votera
(iv) Sandrine chantera [pour ses amis]
a. Sandrine chantera.
b. Pour ses amis, Sandrine chantera.
c. Sandrine chantera, et ce, pour ses amis.
d. ? Sandrine leur chantera.
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(vi) Cécile s’amuse [à la maison]
a. Cécile s’amuse.
b. A la maison, Cécile s’amuse.
c. Cécile s’amuse, et ce, à la maison.
d. * Cécile la s’amuse.
Au vu des tests, les unités entre crochets sont des compléments en : (ii), (v) et des modifieurs en (i), (iii), (iv) et (vi).
Dans un second temps, il s’agit de savoir si les modifieurs expriment un rapport de dépendance avec la phrase entière ou seulement avec le syntagme verbal. Ce sont deux hypothèses qui changeront la représentation syntaxique en arbre des phrases, comme le montre (i)1 : le syntagme prépositionnel [dans la forêt] peut être vu comme un modifieur sœur du syntagme entier dont le verbe est la tête (SV) ou comme en (i)2 en position sœur de toute la phrase
(i) Gérard fumait [dans la forêt]
(ii) Les chasseurs s’enfonçaient dans la forêt.
(iii) Jean Michel votera pour le candidat écologiste.
(iv) Sandrine chantera pour ses ami
(vi) Cécile s’amuse [à la maison]
(v) Julien a téléphoné [à ses parents]
2. L’identification des fonctions syntaxiques
Il s’agit d’établir quelles relations ces mots ou morphèmes groupés en syntagmes établissent au sein de la phrase. Or il n’y a pas de relation systématique (de terme à terme) entre catégories de syntagme et fonctions, ainsi il ne suffit pas de connaître la catégorie du syntagme pour en déduire les fonctions syntaxiques. Pour ce faire, il faut s’appuyer sur les critères formels (observés directement dans la phrase) et les critères structuraux (mis en évidence par les procédures de manipulation) des éléments.
1. Arrivèrent enfin les héros.
Critères formels :
- accord troisième personne du pluriel entre le verbe ‘arrivèrent’ et ‘les héros’ marqué par l’article pluriel. Il y a une relation morphologique entre le sujet et le verbe.
- Absence de préposition (fonction directe)
- Présence de ‘enfin’ adj. /adv. ?
- Postposé au verbe
Critères structuraux.
- Pronominalisation :Ils arrivèrent enfin.
- Différenciation sur la base de question : Qui arriva enfin ? Arrivèrent enfin les héros.
- Activation :Les héros arrivèrent enfin.
- Déplacement :Les héros arrivèrent enfin.La fonction sujet est généralement antéposée au verbe (sauf langage et questions soutenues).
- Transformation :Le h éros arriva enfin. Le sujet de la phrase active se réalise facultativement comme un complément d’agent dans la phrase passive. (Critères transformationnels).
- Extraction du sujet par une tournure présentative : C’est les héros qui arrivèrent enfin.
- Incapacité du sujet à l’effacement : *Arrivèrent enfin
Ici ‘arrivèrent’ est le verbe autour duquel s’organise la fonction sujet ‘les héros’
2. Jacques lit le journal le soir.
- ‘Jacques’ est un syntagme nominal àfonction sujet.On le remarque par les critères formels : il est antéposé au verbe ‘lit’, s’accorde (3èmepersonne singulier) avec le verbe (Jacques et Jean lisent le journal le soir), on remarque l’absence de préposition. Les critères structuraux sont tous validés : la pronominalisation est possible (Il lit le journal le soir), on peut poser la questionQui lit le journal le soir ?, et l’effacement est impossible puisque c’est un complément essentiel.
- ‘lit’est donc le verbe auquel la fonction sujet se rapporte.
- ‘le journal’se trouve après le verbe sans préposition, peut être pronominalisé par‘le’dans‘Il le lit le soir’. Du coté des critères structuraux : la différenciation par une question est possible avec le pronom interrogatif ‘que’ caractéristique descompléments d’objet direct(C.O.D.)Que lit Jacques le soir ?
- ‘le soir’ peut se trouver dans de nombreuses positions (Le soir, Jacques lit le journal / Jacques lit, le soir, le journal / Jacques, le soir, lit le journal.) et ne s’accorde en aucun cas aux autres fonctions (critères formels). Les critères structuraux permettent d’éclaircir quelle fonction complément celui-ci occupe : c’est à la questionquand dansQuand Jacques lit-il le journal ? que la phrase 2 répond. On en déduit donc que ‘le soir’est uncomplément de temps.
3. Léa songe à ses parents.
- ‘Léa’ occupe lafonction sujet.Critères formels : avant le verbe, accord avec celui-ci et absence de préposition.Critères structuraux : pronominalisation parelledansElle songe à ses parents, Différenciation sur la base de question :Qui songe à ses parents ? Léa.
- ‘songe’ est un verbe, ici,transitif indirect.
-‘à ses parents’, l’étude des critères formels est claire : l’unité est après le verbe, ne s’accorde pas au syntagme nominal ou au verbe, et est introduit par la préposition à. (Léa songe à Luc / Léa songe à la danse…)
Lescritères structurauxéclaircissent l’étude : la pronominalisation est possible :Léa songe à eux (ce qui supprime l’hypothèse d’un complément d’attribution). Le questionnement se formule par l’utilisation de à qui / à quoi. (Ce qui supprime l’hypothèse du complément d’agent). On identifie donc à ses parents comme uncomplément d’objet indirect.
4. Cela nuit à ses voisins.
-‘Cela’.Critères formels :avant le verbe, en accord avec celui-ci (Ceux-là nuisent à ses voisins), absence de préposition.Critères structuraux : peut commuter avec un nom propre ou un nom commun : {le bruit/jean/la musique/la pollution} nuit à ses voisins. Pronominalisé en‘cela’ouceci, ceux-là ... et ne peut ni être déplacé, ni effacé(*nuit à ses voisins / *nuit cela à ses voisins). Cela occupe donc lafonction sujet.
- ‘nuit’ est un verbe transitif indirect.
- ‘à ses voisins’.Critères formels :suit le verbe, ne s’accorde pas avec lui, est introduit par une préposition.Critères structuraux : la pronominalisation se fait par l’utilisation du pronom ‘leur’ dans Cela leur nuit. La différenciation par une question confirme l’hypothèse d’un complément d’attribution :A qui cela nuit ? A leur voisin.Enfin, comme tout complément d’attribution, celui-ci répond négativement à la passivation (*Les voisins sont nuit par cela). ‘à ses voisins’ constitue donc uncomplément d’attribution.
5. Jacques a improvisé un tourniquet avec un foulard avec application.
- Jacques est lafonction sujet,se trouvant avec le verbe, s’accorde avec lui (critères formels) ; il peut également être remplacé par un pronom personnel et répondant à la questionQui a improvisé un tourniquet […] ? C’est Jacques. Son déplacement est difficile et son effacement impossible.
- ‘a improvisé’est issu du verbe transitif ‘improviser’.
- ‘un tourniquet avec un foulard’est postposé au verbe, introduit sans préposition (critères formels). De plus, cet élément répond à la question :{C’est quoi / Qu’est ce} que Jacques a improvisé ? Un tourniquet avec un foulard. La pronominalisation confirme notre hypothèse : Jacques l’a improvisé avec application. Un tourniquet avec un foulardest uncomplément d’objet direct.
- ‘avec un foulard’ est uncomplément de moyenintroduit par la préposition avec, ilne peut être pronominalisé, et il répond à la question‘Comment Jacques a improvisé un tourniquet ?’ voir ‘Avec quoi Jacques a improvisé un tourniquet ?’
Il est bien complément de manière à l’intérieur du complément d’objet direct, car les tests de déplacement nous prouvent l’unité de la fonction (C.O.D.) : ? Jacques a improvisé un tourniquet avec application avec un foulard.
- ‘ avec application ‘ est un complément de manière de toute la phraseComment Jacques à improvisé un tourniquet avec un foulard ? C’est avec application qu’il l’a fait.Bien sûr ce complément de manière peut être déplacé, il caractérise toute la phrase : Avec application, Jacques à improvisé […]
6. Luc écrit de la main gauche.
Luc remplit lafonction sujet. (Mêmes raisons que pour les tests précédents).Il écrit de la main gauche / *écrit de la main gauche./ *Ecrit de la main gauche Luc.
- Ecrit est un verbe transitif
- ‘de la main gauche’.Critères formels : l’élément est postposé au verbe, il ne s’accorde pas avec lui (Les élèves écrivent de la main gauche/ *Les élèves écrivent des mains gauches) et est introduit par la prépositionde .qui introduit le syntagme nominal‘la main gauche’. Cette dernière peut commuter avec la préposition ‘avec’. Luc écrit avec (la main gauche).
- Critères structuraux :Les tests de pronominalisation sont négatifs : *Luc écrit de {elle/lui/en}. Une différenciation sur base des mots interrogatifsComment / avec quoiest néanmoins possible (Comment écrit Luc ? De la main gauche) ainsi que l’effacement et le déplacement (Luc écrit / De la main gauche, Luc écrit). C’est doncun complément de moyen.
7. Luc est sorti avec des amis, avec sa nouvelle voiture, avec le plus grand plaisir.
- Luc remplit la fonction sujet.
- ‘est’ celle de verbe d’état
- ‘sorti’ est postposé au verbe et s’accorde (Vanessa est sortie) et n’est pas introduit par une préposition, c’est un adjectif àfonction d’attribut : il ne peut être supprimé contrairement à l’épithète(*Luc est avec des amis, avec sa nouvelle voiture…)
-- Les trois compléments :
- Critères structuraux :Les trois éléments peuvent être supprimés (sont donc modifieurs, facultatifs). Le test de passivation est négatif pour les trois éléments.
- Critères formels :Ils peuvent aussi être déplacésLuc est sorti avec sa nouvelle voiture, avec le plus grand plaisir / Avec le plus grand plaisir, Luc est sorti avec des amis / Avec sa nouvelle voiture, Luc est sorti, avec le plus grand plaisir, avec des amis. ) La dépendance est plus forte entre le verbe et l’élément ‘avec des amis’. Ils sont tous trois introduits par la préposition avec, ce sont donc des compléments (de moyen, de manière et d’accompagnement) qui ne sont pas soumis au principe d’unité de la fonction.
Un à un, ils présentent des particularités :
- ‘avec des amis’ Répond à la questionAvec qui Luc est sorti ? Avec lui / elle / eux.La pronominalisation est donc possible. (Luc est sorti avec eux) C’est uncomplément d’accompagnement
-‘avec sa nouvelle voiture’ répond à la questionAvec quoi / Comment Luc est sorti ?Avec elle (elle= la voiture). La prépositionavecpeut commuter avecen (Luc est sorti en voiture). La pronominalisation reste impossible. C’est donc uncomplément de manière.
-‘avec le plus grand plaisir’ répond à la questionComment Luc est sorti ? Avec plaisir / *Avec {en/lui/elle}, le test de pronominalisation est négatif et peu d’éléments permettent de confirmer notre hypothèse : cette proposition est soit un complément de manière soit un complément de moyen. Puisque la proposition ne peut pas être pronominalisée, ni passivée, et que l’acceptabilité de la phrase : Avec quoi Luc est sorti ? Avec plaisir – peut-être mise en question, on optera pour uncomplément de manière.
8. Luc reviendra le mois prochain un mardi à cinq heures.
- Luc représente toujours la fonction sujet.
- Reviendra est un verbe (Re – préfixe exprimant un retour vers le point de départ + base verbale de venir + affixe de l’indicatif futur troisième personne du singulier).
-- Les deux éléments (le mois prochain et un mardi à cinq heures) suivant sont des modifieurs facultatifs.
Critères formels :Ils peuvent être supprimés et déplacés (Luc reviendra / Le mois prochain, Luc reviendra un mardi à cinq heures). Leur position est donc très souple, ils ne subissent pas d’accord au verbe, et ne sont pas introduit par une préposition.
Critères structuraux :aucune des deux propositions ne peut être pronominalisée (*Luc reviendra {en ?}), elles répondent toutes deux à la question Quand Luc reviendra-t-il ?Et sont donc descompléments de temps.
‘ à cinq heures’ est lui aussi uncomplément de tempsà l’intérieur du complément ‘un mardi à cinq heures’, introduit lui par une proposition commutable :Un mardi vers cinq heure / sur les coups de cinq heures …
9. Luc va à l'épicerie.
Luc = Fonction sujet. Va = morphème du verbe aller.
‘à l’épicerie’ =
-Critères formels :Positionnée après le verbe et introduit par une préposition (à) ce complément ne s’accorde ni en genre ni en nombre.
-Critères structuraux :Le test de pronominalisation est positif (Luc y va). La différenciation sur la base de la question confirme que ce pourrait être un complément de lieu :Où va Luc ? Il va à l’épicerie. Seulement la proposition ne peut ni être déplacée ni effacée (*Luc va / ? A l’épicerie, Luc va). La question pourrait être : A quoi Luc va ? A l’épicerie, prouvant alors que c’estun complément d’objet indirect
10. Luc va chez l'épicier.
Luc = Fonction sujet. Va = morphème du verbe aller.
‘chez l’épicier’ =
- Critères formels : la proposition est introduite par la préposition ‘chez’ et positionné après le verbe, elle ne s’accorde ni en genre ni en nombre (Mes amis vont chez l’épicier)
-Critères structuraux : la proposition peut être introduite par divers mots interrogatifs : Chez qui Luc va-t-il ? / Où Luc va-t-il ? Chez l’épicier / A l’épicerie. Tout ceci conduirait à l’hypothèse d’un complément de lieu seulement la proposition ne peut ni être effacée ni être déplacée (*Luc va / ? Chez l’épicier, Luc va), c’est donc uncomplément d’objet indirect.